Notre propre prison

suicide-prison

Lorsque nous cultivons nos défauts, ils nous définissent et nous enferment.

C’est une loi physique : si quelqu’un est avare, il passera à côté de très belles expériences par avarice ; s’il est hautain, il se coupera des autres qui auraient pu tant lui apporter ; etc. 

« Le salaire d’une avera (mauvaise action) est la avera » (1)

L’une des explications de ce verset est que la punition terrestre d’une mauvaise action est tout simplement l’enfermement dans cette transgression. De nombreuses choses négatives peuvent apparaitrent lorsque quelqu’un commet une transgression : baisse de l’estime de soi, mauvaise humeur, mauvaise réputation… mais surtout la difficulté à se séparer d’une avéra qui lui devient familière.

« Si une personne commet deux fois une avéra, dans son esprit elle devient autorisée »  (2) et il est d’autant plus difficile d’en sortir. En somme, nous creusons nous-même notre tombe. Un peu comme un fumeur, qui sait que chaque cigarette lui est nocif, qu’elle le rendra encore plus dépendant mais qui continue malgré tout…

« Le pécheur trouve sa punition dans les conséquences inévitables de ses actes, tout comme le tsadik reçoit sa récompense dans les conséquences de ses actes méritoires. Autrement dit, la punition de celui qui pèche, c’est le cercle vicieux dans lequel il s’enferme, du fait qu’il a été amené à entrer en contact avec le domaine du mal qu’il a lui-même créé. » (3)

Notre pire ennemi est donc l’habitude.

Avec le temps nous nous fabriquons notre propre cellule : « Je m’autorise ceci mais pas cela », « Je fais ci mais pas ca »… On se rassure en adoptant un mode de vie ni-ni.

« Un prisonnier ne quitte pas aisément sa geôle » (3)… L’inconnu fait peur et il est humain de redouter ce que nous pourrions devenir si l’on changeait vraiment.

« Il n’y a réellement d’Homme libre que celui qui s’adonne à l’étude de la Thora » (4) car on se confronte à La parole et nous sommes appelés à suivre le vrai chemin : le notre.

Le tout est de vouloir ce changement et de commencer petit à petit. « Le salaire d’une mitsva (bonne action) est la mitsva » (5). Le même raisonnement fonctionne donc également en positif : hausse de l’estime de soi, bonne humeur, etc.

La clé est dans nos mains : elle s’appelle le changement… la téchouva si vous préférez.

colombe s'envole

Références : 

1 – Michna Avot 4 ; 2
2 – Talmud, traité Yoma 86b et Kidouchin 40a
3 – Adin Steinsaltz (La rose au treize pétales)
4 – Theodore Herzl (L’état des Juifs)
5 – Michna Avot 6 ; 2
6 – Michna Avot 4 ; 2

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