L’importance de l’harmonie entre le corps et l’esprit

Adapté d’un chiour du rav David Cohen.

Dans le passage de la Akedat Itshak / la ligature d’Isaac (Genèse 22 : 10) il est écrit « VayichlaH Avraham èt yado vayikah èt amaaHelet lichHot èt béno / Avraham a ‘envoyé’ sa main et il prit le couteau pour égorger son fils ».

Plusieurs commentaires sont venu expliquer cette expression « VayichlaH èt yado / il envoya sa main»: la Thora ne pouvait-elle pas écrire « Avraham prit le couteau » ?

Faisons un mini-retour rapide. Achem demande à Avraham d’aller monter son fils Ytshak en sacrifice : «Véaaléou cham léola ». « Monter » son fils et non l’égorger, la traduction exacte de « Akedat Itshak » est donc « ligature d’Ytshak » et non « sacrifice d’Ytshak » (erreur classique, d’où l’importance d’apprendre l’hébreu).

Pour une raison que je ne développerai pas pour le moment, Avraham pensa qu’Achem lui ordonna de sacrifier son fils, ce qui était évidemment contraire à toutes les valeurs du patriarche. Homme de Hessed (bonté) par excellence, sacrifier son fils était à l’opposé de ses convictions. Il n’hésita cependant pas un instant et partit avec Ysthak (qui, à 37 ans, n’était pas dupe).

Une fois son fils attaché, Avraham Avinou pensait qu’il devait prendre le couteau. Mais voilà qu’il ne ressentait pas cet acte comme étant émet / vrai. Il dut se forcer et donc « envoya » sa main pour prendre ce couteau. Son corps sentait que quelque chose n’était pas authentique.

Ceci est un enseignement important : avant de faire une action il faut se demander si notre corps est convaincu de la chose, en adéquation avec notre cerveau.

De nombreux accidentés de la route ayant survécu racontent par exemple que ce jour là, ils ne sentaient pas leur voiture, ou qu’au fond d’eux ils ne voulaient pas sortir.

« Notre corps ne ment jamais » (David Servan Schreiber).

A l’école nous apprenons à écouter notre cerveau intellectuel, la culture nous apprend souvent à écouter notre cœur… Très peu de personnes apprennent à écouter leur ratsone / volonté ou envie profonde : ai-je vraiment envie d’y aller ? Trop souvent nous nous écoutons mais à postériori (« je ne le sentais pas »).

Ces trois axes sont importants dans toute réflexion : savoir s’écouter mentalement, émotionnellement et physiquement (encore faut-il savoir par quel axe commencer).

En conclusion, lorsqu’on ne sent pas une situation c’est qu’elle n’est certainement pas amiti / vraie-authentique et ce n’est pas très bon signe… C’est même un bon argument pour ne pas s’y engager.

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