A-t-on réellement le libre arbitre ?

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Nous grandissons dans un pays donné, dans une famille précise avec un niveau de pratique établi. Lors de notre enfance on ne choisit pas nos professeurs ni notre société, ni grand chose d’ailleurs. Se pose ici la question du libre arbitre, donnée censée être centrale dans le judaïsme. En effet l’âme descend dans un corps dans le but de choisir le bien afin d’obtenir du mérite (un « simple » ange n’a pas de libre arbitre). Si l’on est formaté dans une case dès la naissance, il est difficile d’imaginer que nous ayons un réel libre arbitre. Par exemple il est peu probable qu’un « religieux » de Mea chéarim soit réellement tenté d’aller manger un Mc Do à Kippour… A-t-il réellement choisi sa famille et son éducation?

Rav Dessler (dans MiHtav Mééliahou) donne une réponse intéressante à cette question.
Il explique que chacun d’entre nous possède un acquis : ce qu’il ne ferait pas à priori (disons tuer son prochain) et ce qu’il ne remet pas en cause pour l’instant (le fait de ne pas aller à la synagogue tous les jours par exemple). Entre ces deux pôles se situe un niveau, que le rav Dessler appelle le point de béHira (le point de libre arbitre). Il s’agit de quelque chose qu’il peut faire ou ne pas faire en toute conscience, disons donner de la tsedaka à un pauvre ou ne pas dire de lachon ara. Son vrai libre arbitre s’exercera ici. Evidemment le but est de faire évoluer positivement ce point de béHira (ce qu’il s’autorisait avant sans problème deviendra une question pour lui, puis un acquis).

Ce qui est également intéressant, c’est que chaque situation rencontrée est nouvelle (une épreuve n’est jamais identique car on l’a déjà surmontée ou non, ce qui change la donne du présent). L’idée finale de rav Dessler est d’expliquer que chaque épreuve, de chacun d’entre nous, est entièrement inédite depuis la création du monde (personne n’a eu exactement la même éducation, etc) et si chacun surmonte son épreuve, son point de béHira personnel, alors tous les niveaux de choix se trouvent réparés. Nous arrivons alors au Tikoun Olam – réparation universelle de la faute du premier homme, Adam Arichon – car en lui se trouvait toutes les âmes lorsqu’il échoua dans son choix.

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