49 nuances de Bleu

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Le bleu se retrouve souvent dans le judaïsme, notamment à travers le fil bleu-azur du tsitsit (téHelèt), à propos duquel la Thora nous dit « Ouritèm oto ouzrHartem èt kol mitsvot Achem / Vous le verrez et vous vous souviendrez de toutes les mitsvot d’Achem, et vous les ferez » (explication de la guémara MenaHot 43b : voir les tsitsit nous fait rappeler les mitsvot et cela nous conduit à les faire). Il existe également d’autres endroits où l’on retrouve cette teinte, comme dans beaucoup de synagogues ou même à Tsfat, ville sainte d’Israel, où le bleu est partout. Enfin, le toit de nombreux tombeaux de tsadikim ont été peints de cette couleur.

Que signifie-t-elle ?

Selon la guémara suscitée (ainsi que dans Sota 17a), lorsque l’on regarde le tsitsit azur (aujourd’hui nous avons un doute quant à la provenance du colorant), cela nous fait penser à la mer. La mer au ciel et le ciel au Kissé Akavod – trône céleste – comme il est dit « Ils contemplèrent le Dieu d’Israel. Sous ses pieds, comme un ouvrage en briques de saphir et comme l’aspect du ciel, en limpidité » (Exode, 24, 10) ou encore « Par dessus le firmament qui dominaient leur tête, il y avait comme une apparence de pierre de saphir, une forme de trône » (Ezechiel 1, 26).

Le saphir est une pierre précieuse de couleur bleue, bien entendu 😉

Une explication plus poussée de la chose nous fait remarquer que la mer n’est pas réellement bleue : si nous prenons un verre d’eau de mer, il n’est pas bleu. La mer devient bleue grâce au reflet du ciel. Mais le ciel non plus n’est pas bleu; si l’on s’avance dans le ciel nous verrons du noir… Bref le bleu est une couleur qui « n’existe pas vraiment » sur Terre, qui n’a pas réellement de consistance. Ainsi en est-il de la spiritualité : on peut la percevoir de loin mais on a beau s’y aventurer, on ne parvient jamais à la saisir complètement : il reste tant de merveilles à découvrir…

Une autre explication, kabbalistique cette fois-ci. La dernière des 10 séphirot (étapes par lesquelles descend le flux Divin) est MalHout / la Royauté.

Le zohar explique (ChelaH leHa 175b) : le téHélèt – la couleur bleue du tsitsit – provient d’un poisson se trouvant dans le lac de Tibériade. En hébreu ce lac est également appelé le Kinéret, qui signifie Harpe, faisant allusion à la harpe du roi David… et David est le représentant de la royauté / MalHout.

Ainsi, chaque séfira a une couleur qui lui est propre et l’une des couleurs de MalHout, séphira la plus proche de nous, est le bleu.

La ville de Tsfat, éminemment kabbalistique, se veut être la « porte du Ciel ».
Le bleu fut donc utilisé en signe de proximité avec Achem.

Enfin, les plus superstitieux vous diront que cette couleur éloigne le mauvais œil. Comme par hasard.

ari

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